Une étude financée par le CFIR a demandé à 68 jeunes entreprises canadiennes bâties sur l’intelligence artificielle ce que celle-ci a changé pour elles, et a entendu parler davantage de leur façon de travailler que de leur clientèle.

Quatre sur cinq ont signalé une amélioration de leur propre travail : traitement des données plus rapide, prévisions plus justes, coûts réduits. Environ deux sur trois ont signalé une clientèle élargie. Les entretiens suivent le même ordre — les gains à l’intérieur de l’entreprise viennent d’abord, la clientèle ensuite, dans la période observée.

La recherche vient de l’Entrepreneurship Research Centre du YEDI, une unité indépendante de l’accélérateur. Les entreprises œuvrent en santé, en finance, en transport et en agroalimentaire, et quinze de leurs fondateurs et directeurs techniques ont été interviewés dans les corridors Toronto–Waterloo et Vancouver.

À cela s’ajoutent les données nationales de 2010 à 2024 : les dépenses de recherche et le bénéfice d’exploitation du secteur canadien des TI progressent ensemble, d’assez près pour qu’un modèle simple suive l’essentiel du mouvement. L’article est prudent là-dessus : il parle d’une association plutôt que d’une cause démontrée, et nomme ce qui reste hors du modèle — la taille de l’entreprise, son stade, la dynamique sectorielle, la région.

Il est tout aussi clair sur ce que l’adoption entraîne. Des emplois disparaissent à mesure que les processus s’automatisent, des décisions sont prises par des systèmes difficiles à expliquer, et l’écart se creuse entre les entreprises qui accèdent aux meilleurs outils et celles qui accèdent à ce qu’elles peuvent se permettre.

L’article est publié en libre accès. À lire en entier, avec les chiffres, la méthode et la licence.